
A l’automne 2007, au Théâtre national de Chaillot puis à Vidy-Lausanne, Serge Merlin, long manteau noir, sacoche usée, canne à la main, faisait une fois encore sensation. Avec mordant et malice, le comédien irradiait sur une scène jonchée de milliers de feuilles comme autant de lettres adressées par Thomas Bernhard à son ami Paul – « le seul homme, écrira-t-il, avec lequel j’ai pu avoir une conversation qui me convienne ». Paul, le neveu du philosophe Ludwig Wittgenstein, fut interné pour folie en 1967 dans un hôpital viennois. C’est là que le retrouva par hasard Bernhard, soigné alors pour sa phtisie. Sous-titré Une amitié, ce texte publié en 1982 n’était pas destiné à la scène, mais il rappelle le théâtre de Bernhard par sa férocité à l’égard de la société autrichienne et la violence de sa langue. On y découvre surtout, comme le relève le metteur en scène Bernard Lévy, « la fragilité et la profonde humanité » de l’auteur. Et c’est merveille de voir Serge Merlin, goguenard ou révolté, rendre un dernier hommage à l’ami disparu. Un moment de théâtre inoubliable.
« Serge Merlin est un immense acteur, on le savait déjà. Il nous laisse ici sans voix. » L’Humanité
« Au détour d’une phrase de l’Autrichien sans pitié, l’acteur unique Serge Merlin atteint les limites irréelles de l’exactitude. » Libération
Site internet de la Scène nationale de Sénart
Traduction
Jean-Claude Hémery
© Editions Gallimard
Adaptation du texte
Bernard Lévy
Jean-Luc Vincent
Assistanat à la mise en scène
Jean-Luc Vincent
Scénographie
Giulio Lichtner
Lumière
Jean-Luc Chanonat
Son
Marco Bretonnière
Costume
Elsa Pavanel
Interprétation
Serge Merlin
Coproduction
Théâtre Vidy-Lausanne
Théâtre national de Chaillot
Scène nationale de Sénart
Durée: 1h30
Plein tarif : 35.-
Tarif réduit: 25.-